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Pourquoi les patients ne reviennent-ils pas d'eux-mêmes ?
Un patient ne revient pas parce qu'il a oublié — pas parce qu'il est insatisfait. La physiothérapie intervient souvent en réaction à une douleur : une fois la douleur disparue, la nécessité perçue s'évapore. C'est le même mécanisme que chez le dentiste ou le médecin de famille. Sans rappel actif, le lien se rompt.
La plupart des cabinets de physiothérapie fonctionnent encore par flux entrant passif : le patient arrive sur prescription, réalise son épisode de soins, puis sort du radar. Or les données sur les épisodes de soins en physiothérapie montrent que la moyenne se situe entre 7 et 12 séances selon les études (APTQI 2017, États-Unis ; PubMed, étude sur les lombalgies). Un épisode représente donc un investissement de temps et de confiance — de part et d'autre. La perte de ce patient après l'épisode est une perte sèche.
Le problème n'est pas la qualité des soins. Il est structurel : il n'existe aucun système automatique qui rappelle au patient que son entretien préventif est utile, que sa saison sportive approche, que son bilan annuel est recommandé. Dans d'autres secteurs — automobile, dentisterie, opticien — ce type de suivi est standard. En physiothérapie, il est quasi inexistant, précisément là où la récurrence naturelle existerait pourtant (rechutes, prévention, bilans sportifs, suivi post-opératoire).
Selon Bain & Company, retenir un client existant coûte entre 5 et 25 fois moins cher qu'en acquérir un nouveau. Sur un cabinet dont le coût d'acquisition d'un nouveau patient peut inclure une présence en ligne (SEO, publicité), chaque patient perdu après son premier épisode représente un manque à gagner chiffrable. La question n'est donc pas "faut-il fidéliser ?" mais "par quel système ?"
CHIFFRE CLÉ
5 à 25×
Le surcoût d'acquérir un nouveau patient par rapport à fidéliser un patient existant. Source : Bain & Company / Harvard Business Review, cité par HashtagPaid 2023.
