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Pourquoi les courtiers romands manquent-ils de demandes entrantes ?
Les courtiers en assurance de Suisse romande manquent de demandes entrantes parce que leur acquisition repose sur la recommandation, un canal lent et non pilotable. Le marché suisse atteint environ CHF 58 milliards de primes vie et non-vie (CHF 57 milliards, Mordor Intelligence 2025), mais la visibilité digitale des courtiers indépendants reste quasi nulle face aux comparateurs.
Le contexte joue pourtant en faveur du courtier. La prime maladie moyenne passe de CHF 315 à CHF 393 pour 2026, soit une hausse de 25.4 % depuis 2022 selon les chiffres relayés dans le débat public suisse. Résultat : des milliers de ménages et de PME romandes cherchent activement à comparer, résilier, renégocier. Chaque automne, la fenêtre de résiliation déclenche un pic de recherches que le référencement local permet de capter avant les comparateurs.
Notre observation chez Promaxis sur les secteurs de services professionnels romands : plus de 70 % des budgets d'acquisition partent dans des canaux non mesurés (sponsoring, annuaires papier, événements) alors que l'intention d'achat se concentre sur Google et, de plus en plus, sur les assistants IA. Le trafic issu des IA a progressé de +527 % entre janvier et mai 2025 (Superprompt, mesure sur 400+ sites).
Le secteur finance et assurance figure parmi les plus exposés : 1.21 % du trafic web du secteur finance provient déjà des IA (Superprompt 2025), deuxième position derrière le juridique. Un courtier absent de ces réponses laisse ce flux à Comparis et aux grands réseaux.
La question n'est donc pas de savoir s'il faut digitaliser l'acquisition. C'est de savoir quels canaux activer en premier, avec quel budget, et dans quel cadre légal. Les trois sections suivantes y répondent chiffres à l'appui.

